CARREFOUR, L’HISTOIRE SE RÉPÈTE

//CARREFOUR, L’HISTOIRE SE RÉPÈTE

Ce 25 janvier, nouvelle douche froide pour les travailleurs de Carrefour : la direction annonce la fermeture de 2 hypermarchés (Angleur et Genk) et la suppression de 1.233 emplois.

Une fois de plus, le personnel trinque pour les errements et de Carrefour. Les salariés ne sont vus que comme une variable d’ajustement, une source de financement d’un énième plan d’investissement.

La FGTB wallonne exprime toute sa solidarité avec les travailleuses et travailleurs en lutte. ​

En guise de protestation, les travailleurs de plusieurs magasins ont décidé de se mettre en grève ces derniers jours. Ce samedi, à Angleur, des militant-e-s du SEtca Liège ont mené une action de sensibilisationauprès des commerçants de la galerie Belle-Île. Nombreux furent ceux qui affichèrent leur solidarité avec les travailleuses et travailleurs de Carrefour.

Plus d’infos sur le plan et ses conséquences ? LeSETCa s’est penché sur les mesures annoncées par la direction.

Constat

19 hypermarchés ne seraient pas rentables. D’après la direction, des économies sont à réaliser pour assurer un avenir durable. Selon elle, le cœur de métier de Carrefour Belgique est l’alimentaire, le bio, en ce compris via l’e-commerce (smartphone, livraison, etc…).

Emploi

L’ambition annoncée est de renforcer les compétences et « l’agilité » des travailleurs – création d’une digitale académie.

Dans les services centraux : Un potentiel de 180 personnes touchées. Nouvelle structure à mettre en place. Diminution des coûts.

Dans les magasins : 2 hyper fermés (Genk et Belle-Ile)d’ici fin juin 2018. Turnhout réduit sa surface et 3 hyper transformés en super (Westerlo, Brugge Sint-Kruis et Haine-Saint-Pierre), soit pour tous les hyper un total de 1.053 personnes.

Total de l’emploi impactés : 1.233 personnes qui perdront leur emploi.

Stratégie commerciale

Bio, digitalisation, partenariat extérieur, investissements sont au programme ainsi que la réallocation de surface hyper pour des partenaires extérieurs.

On peut se réjouir que Carrefour songe enfin que l’ère de la digitalisation c’est maintenant ! Soyons de bon compte, pour être optimal maintenant, ils auraient dû être précurseurs il y a 10 ans. A cette époque-là, Carrefour n’a pas pris le train de la digitalisation et a laissé ses concurrents directs s’en tailler la part du lion. Comment des changements seront-ils financés ? Par de nouvelles rationalisations sur le dos du personnel !
En pratique, cela signifie une flexibilisation accrue des conditions de travail et des salaires plus « concurrentiels » par rapport au marché pour les nouveaux entrants dans les services centraux.

Et demain ?

Demain, et les semaines et mois qui viennent, comme par le passé, le SETCa sera à vos côtés pour défendre votre travail, vos magasins, les services centraux, pour que Carrefour ait un avenir dans le commerce intégré !

Des changements sont nécessaires, une modernisation doit intervenir chez Carrefour, comme en 2007 et 2010. Le SETCa n’y est pas opposé, mais ni à n’importe quel prix et ni sur le dos des travailleurs. Le marché évolue, le monde évolue, les comportements des consommateurs aussi.

L’insolence de la direction et la froideur de l’annonce sont révoltantes. Les errements chez Carrefour sont commerciaux.
Mais les actionnaires continuent à être rémunérés comme des princes chaque année tandis que les travailleurs trinquent.

Les besoins des travailleurs restent les mêmes : un vrai emploi, avec des conditions de travail correctes et une sécurité d’emploi. C’est le message que nous porterons à la direction.

Par | 2018-02-05T11:14:52+00:00 5 février, 2018|

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